Communiqué de presse - Germitec/BVA

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« 47 % des Français craignent d’attraper des maladies à l’hôpital ou en clinique »

Germitec et BVA présentent les résultats de l’étude inédite « Risques infectieux et prise en charge en France - Regards croisés des praticiens et des Français »

« Le risque d’infection ressort au 1er rang des préoccupations des Français lorsqu’ils entrent dans un établissement de soin ou réalisent un examen médical. 47 % d’entre eux ont peur de contracter une maladie nosocomiale à l’hôpital » (Germitec/BVA 2023)

Le 14 juin 2023, Germitec et BVA ont présenté les résultats de l’étude qu’ils ont initiée et menée sur les risques infectieux et leur prise en charge en France. Cette étude inédite propose un regard croisé entre les Français et les médecins sur le sujet.

Les résultats de l’étude concernent à la fois la connaissance et le respect des normes d’hygiène et de désinfection dans les établissements de santé, l’organisation du travail des soignants, l’écoresponsabilité en milieu médical et, de manière plus large, la prévention en France.

Trois ans après le début de la pandémie de Covid-19, ce travail met notamment en évidence la nécessité d’améliorer fortement la connaissance sur les pratiques, les perceptions et le niveau d’information des soignants et des patients sur les risques infectieux associés aux soins. L’étude révèle par exemple qu’un tiers des médecins spécialistes méconnait les recommandations en vigueur définissant les 4 étapes de désinfection d’une sonde d’échographie. Près d’1 Français sur 2 se dit prêt à questionner les soignants sur l’hygiène lors d’un prochain examen.

« Les risques infectieux et leur impact », par le Pr Israël Nisand

Lors de la conférence de presse, le Pr Israël Nisand, chef de la Maternité de l'Hôpital Américain à Neuilly sur Seine et ancien président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, a déclaré : « le souci des médecins est de ne pas nuire. Mais, comme le montre cette excellente étude, les médecins sous-estiment les risques de maladies nosocomiales. La contamination la plus inquiétante est la contamination par l'HPV. 3000 femmes contractent un cancer HPV induit par an et mille en meurent. Il est difficile de se protéger de l'HPV, et il nous faut étudier précisément l'aspect nosocomial lié à ce virus. Aucune étude publiée pour l'instant. Pour l'avenir, il est indispensable que les médecins prennent des précautions qui soient visibles par la patiente. Ils doivent passer à des méthodes de désinfection plus efficaces, plus rapides et plus efficaces permettant une vraie traçabilité. Cela va protéger les patients et les médecins ». Avant d'ajouter : « en matière de sécurité des soins, les médecins ont une obligation de résultat. Ils doivent montrer qu'ils ont tout fait pour la sécurité des patients et de plus, ils doivent y arriver. Pour l'instant ils n'ont pas pris conscience de cette obligation de résultat en matière de sécurité du soin.

« Radiologie et risques infectieux », par le Pr Jean-Paul Beregi

Le Pr Jean-Paul Beregi, chef du service de radiologie du CHU de Nîmes et président du Collège des Enseignant en Radiologie de France (CERF), est également intervenu lors de la conférence. Très impliqué dans les mécanismes d’accréditation des établissements dans le programme mis en place par la HAS en 2006 pour accréditer les médecins et les équipes médicale, il a notamment déclaré : « la radiologie interventionnelle est l’une des 16 spécialités à risque. Mais il nous faut également noter que, dans nos services, les salles d’attente et de consultation peuvent être des lieux sensibles aux infections manuportées et aéroportées. En outre nos examens invasifs sont très surveillés et nous obligent à mettre en place des analyses de traçabilité. Je note par ailleurs que les risques sont plus importants pour certaines populations fragiles en fonction de leur terrain physiologique et pathologique. Nous surveillons également le domaine de l’ostéoarticulaire quand nous effectuons des ponctions d’articulation ».

Pourquoi avoir réalisé cette étude ?

À propos de cette étude, Vincent Gardès, directeur général de Germitec, a expliqué : « en tant qu’acteur de la santé profondément engagé et en tant que producteur de solutions innovantes de prévention, nous avons comme responsabilité de connaître parfaitement l’écosystème dans lequel nous exerçons notre activité et de participer à l’amélioration des connaissances sur les pratiques, les perceptions et le niveau d’information sur les risques infectieux associés aux soin, auprès du personnel médical comme des patients ».

Avant d’ajouter : « nous agissons dans un objectif d’action de santé publique. Les résultats de l’étude confirment en effet qu’il est nécessaire et urgent d’éveiller les consciences et d’intensifier les efforts en matière de prévention et d’information sur les risques infectieux associés aux soins, les pratiques et les normes de désinfection en vigueur. »

Les résultats de l’étude à retenir :

« La santé, un état d’équilibre fragile et précieux pour lequel les soignants luttent avec beaucoup d’engagement, l’étude montre à quel point le concept même de maladies nosocomiales leur est insupportable, le sens de l’histoire est bien de limiter au maximum les facteurs de risques existants liés aux pratiques » a expliqué Odile Peixoto, directrice de BVA Santé.

- En termes de risques, les infections nosocomiales sont la 1re préoccupation à la fois de la population française et des médecins spécialistes

  • 47 % des Français ont peur d’attraper des maladies à l’hôpital ou en clinique
  • 27% des Français sont touchés ou connaissent une personne touchée par une maladie nosocomiale
  • Près de 2 Français sur 3 pensent que les maladies nosocomiales sont fréquentes et près de 9/10 pour ceux en ayant contracté une
  • Les Français connaissent l’existence des maladies nosocomiales, mais la moitié ne se sent pas suffisamment informée
  • Près d’1 Français sur 2 se dit prêt à questionner les soignants sur l’hygiène
  • 64% des Français sont incapables de citer une seule méthode de désinfection des sondes échographiques.
  • Pour 56% des Français, les établissements de santé commencent à mener des actions pour limiter leur impact environnemental
  • Les Français comme les médecins spécialistes sont convaincus que la prévention des risques environnementaux va devenir en enjeu majeur pour les établissements de santé
  • Pour 56 % des Français, les établissements de santé commencent à mener des actions pour limiter leur impact environnemental
  • Les Français comme les médecins spécialistes sont convaincus que la prévention des risques environnementaux va devenir en enjeu majeur pour les établissements de santé

Méthodologie de l’étude

Grand public

L’enquête a été réalisée par Internet du 3 au 16 mai 2023, par l’interrogation d’un échantillon national représentatif de 2 000 personnes.

Cet échantillon national est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par la méthode des quotas en termes de sexe, d’âge, de région, de catégorie socio-professionnelle de la personne de référence du ménage et de catégorie d’agglomération selon les statistiques INSEE.

Médecins spécialistes

L’enquête a été réalisée par Internet du 26 avril au 24 mai 2023, par l’interrogation d’un échantillon de 105 médecins pratiquant des échographies endocavitaires : Gynécologues obstétriciens (19 %), cardiologues (20 %), médecins hygiénistes (18 %), radiologues diagnosticiens (5 %), urologues (19 %), gastro-entérologues (19 %).

À propos :

- GERMITEC

Fondée en 2005 et dirigée par Vincent Gardès, Germitec® est une medtech bordelaise innovante et précurseur dans la désinfection de haut niveau par UV-C des sondes d’échographie endocavitaires. Elle contribue à lutter contre les risques de contaminations et d’infections associées aux soins médicaux et plus largement contre les maladies nosocomiales. Sa maîtrise unique de la technologie par rayonnement UV-C garantit une désinfection de haut niveau ultra-rapide (90’), simple, efficace et respectueuse de l’environnement. Germitec® fait partie du réseau Bpifrance Excellence. Elle a reçu le label d’excellence de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation et le Prix de la Croissance Bpifrance. En 2020, Hypernova Chronos a gagné le prix Gallien dans la catégorie du meilleur dispositif médical. Approuvée dans plus de 35 pays dans le monde, couvrant l’Europe, l'Asie, le Moyen-Orient, et les Amériques, la technologie de Germitec® participe à plus d’un million de désinfections par an.

- BVA

The BVA Family est un leader international indépendant des études, du conseil et de la data. Depuis plus de 50 ans, les collaborateurs du groupe s'engagent aux côtés de leurs clients pour les aider à se transformer afin d'assurer leur croissance durable dans un monde en constante évolution. Grâce à une approche singulière nourrie par l'apport des sciences comportementales, nos 1000 talents offrent à leurs clients un « Behavioral Advantage » pour passer de l’ambition à l’action.

Retrouvez la vidéo complète de la conférence ci-dessous :